Requin blanc, image via Unsplash

Insolite 23 avril 2020

Le saviez-vous ? Le grand requin blanc

Découvrez cinq caractéristiques parfois méconnues du grand requin blanc.

Grand prédateur de nos océans à l’odorat surdéveloppé, le grand requin blanc est présent dans toutes les mers tempérées du globe. Loin de susciter la sympathie du public, le grand requin blanc ne mérite pourtant pas sa terrible réputation.

Un ancêtre de taille

Si l’on trouve le grand requin blanc effrayant, on peut s’estimer heureux de ne plus croiser dans nos océans son terrifiant ancêtre : le Mégalodon. Le Carcharocles megalodon de son nom scientifique hantait les eaux du globe il y a environ 2,5 millions d’années. Version XXL de notre grand requin blanc, il mesurait environ 20 mètres de long, soit 4 fois plus que le grand blanc, et ses dents étaient deux fois plus grosses !

Mâchoire de Mégalodon, image via Wikipédia

Des fossiles de mégalodon ont été retrouvés sur tous les continents du globe, sauf en Antarctique, ce qui permet d’affirmer qu’il était présent dans toutes les mers du globe sauf près des pôles. De quoi faire passer notre grand requin blanc pour un poisson d’aquarium !

Grand requin blanc : un amant discret

Le mode de reproduction du grand requin blanc est très méconnu car aucun scientifique n’a jamais pu y assister. On sait seulement que le grand blanc est ovovipare, c’est à dire que les œufs éclosent dans le ventre de la femelle. Les femelles ne peuvent se reproduire que tous les deux ans, avec une gestation longue de 12 à 18 mois et des portées limitées à dix petits. Ces éléments ainsi la maturité sexuelle tardive des requins blancs (vers 10 ans) participent à la disparition de l’espèce, chassée pour ses ailerons (une pratique appelée « finning »), sa chair et ses dents.

Image via Wikipédia

Requin Blanc VS Orque

Le grand requin blanc est considéré comme le plus grand prédateur des océans, mais c’était sans compter de surprenantes observations faites par des chercheurs au large des côtes californiennes. Ils ont en effet assisté à la chasse et à la mise à mort d’un grand requin blanc par des orques !

Plusieurs raisons à la supériorité du cétacé sur le poisson : d’une part les orques sont des animaux sociaux qui chassent souvent en groupe, alors que le grand requin blanc est un animal solitaire. Ainsi, lorsqu’une orque découvre une nouvelle manière de chasser elle la partage avec le reste de la troupe ! En l’occurrence la faiblesse du requin : une fois retourné sur le dos il est en état d’immobilité tonique, ce qui le paralyse et le rend complètement inoffensif !

Une réputation injustifiée

Contrairement à l’image véhiculée par la pop culture et notamment par le film « Les dents de la mer » de Steven Spielberg, le grand requin blanc est loin d’être l’animal le plus dangereux pour l’homme. Déjà comparé à ses congénères, le grand requin blanc n’est pas à l’origine de la majorité des attaques sur l’homme. Ce sont en effet les requins tigre et les requins bouledogue, plus agressifs, qui sont responsables du plus grand nombre d’attaques.

© National Geographic Wild France

Enfin, au classement des animaux les plus meurtriers, toutes espèces confondues, le requin n’occupe que la 15e place du classement avec « seulement » six victimes en moyenne par an, derrière le chien responsable de 35 000 décès par an et l’indétrônable moustique qui cause le décès d’environ 750 000 individus chaque année.

Anaïs Mailhes