L'incroyable histoire de cette famille orque // Photo libre de droit via Unsplash

Faune & Flore 13 janvier 2020

L’incroyable histoire d’une grand-mère orque et de ses petits-enfants

Les orques ont des liens familiaux si forts qu'ils pourraient être comparés à ceux qui unissent les humains.

La fibre est essentiellement entretenue par la grand-mère maternelle. Lorsque cette dernière est toujours vivante, la deuxième génération qui suit, semble vivre plus longtemps. Une autre similitude entre les orques et les humains est la ménopause, phénomène pourtant rare chez les mammifères.


Les cétacés connaissent-ils la ménopause ?


Les orques femelles peuvent se reproduire jusqu’à l’âge de 40 ans, mais elles continuent à vivre de nombreuses années après la ménopause. Une étude publiée en 2019 dans la revue scientifique « Proceedings of the National Academy of Sciences » a démontré que l’effet grand-mère observé chez les humains l’est également chez les orques. Cet effet est la manifestation d’un instinct de protection émanant de la grand-mère maternelle à l’égard de ses petits-enfants. Outre chez les orques, cette constatation a également été effectuée dans les populations de bélugas, de globicéphales ou de narvals, qui connaissent également la ménopause. Ainsi le lien a-t-il été fait entre les deux éléments, l’hypothèse étant que les orques ménopausées poursuivent leur existence afin de protéger leurs descendants. Cette théorie se heurte néanmoins à une exception : l’effet grand-mère existe chez les éléphantes d’Asie, lesquelles peuvent toutefois se reproduire toute leur vie…



Comment ce comportement a-t-il joué sur la survie des petits ?


Le lieu d’étude s’est concentré sur les orques évoluant dans les fonds marins de la côte nord-ouest des États-Unis, ainsi que ceux de la Colombie britannique, située au Canada. Une longue période d’observation menée par les chercheurs a permis d’identifier près de 400 petits-enfants. Ceux d’entre eux, dont l’aïeule maternelle était décédée dans les deux années précédentes ont connu un taux de mortalité multiplié par 4,5 fois par rapport aux autres.

Les grands-mères mènent le bal // Photo  ©Sciences et Avenir


Comment expliquer ce phénomène ?


Les scientifiques ont une explication à ce phénomène. Ils ont analysé les faits par les bénéfices de l’expérience. La protection de l’orque senior s’exerce essentiellement en terme de « connaissances ». Sachant où se situent les bancs de poissons, elle guide sa descendance vers les eaux dans lesquelles ils trouveront de quoi se nourrir. Certaines ont même été aperçues en train de partager leur nourriture avec leurs petits-enfants. Remplissant ce rôle maternel, la grand-mère permet à sa fille de se consacrer pleinement à la reproduction.

Ed.W