Nous pourront bientôt surfer en intérieur, ou pas.

Économie 28 août 2020

Une vague de contestation contre les surfs parks

La création de surf park, une idée controversée.

Le projet touristique de surf park a obtenu le soutien du maire de Saint-Père-en-Retz. Cependant, les opposants n’ont pas dit leurs derniers mots. Ils voient dans ce projet : un signe de l’artificialisation des ressources agricoles. Le département concerné demande au gouvernement de procéder à une évaluation environnementale qui implique la mise en place d’une enquête publique. Le point dans cet article !

Quels intérêts ont les entreprises à investir dans les surfs parks ?

Le projet prévoit la création d’un bassin de 8 890 m2 pour 11 000 m3 d’eau. Le maire Jean-Pierre Audelin y voit une opportunité pour l’économie et l’emploi. À ce titre, 15 emplois et 40 postes de saisonniers seront disponibles. Selon lui, « cette décision n’a pas été prise à contre-courant. Ça rejoint une dynamique de territoire ».

Le complexe va générer la création d’une école de surf, un bar, un restaurant et un espace dédié aux séminaires d’entreprise. L’infrastructure prévue en 2024 ambitionne de recevoir 30 000 personnes l’année et d’entraîner les champions de cette discipline pour les Jeux Olympiques de 2024.

Comment réagissent les collectivités locales ?

Trois bassins sont envisagés en France : à Sevran, à Castets dans les Landes et à Saint-Père-en-Retz. Mais, le projet de la Bergerie Surf Camp, dans la Loire-Atlantique, ne séduit pas les riverains. Le projet est devenu une source de crispation opposant les défenseurs du développement économique à ceux de l’environnement. Les banderoles comme « Des potirons, pas du béton. Des patates, pas un surf park » fusent un peu partout.

Une enquête publique a donc été ouverte suite aux revendications. Selon le maire Jean-Pierre Audelin, la fédération de surf reste attentive à ce projet. Mais à ce jour, aucune réaction n’a été notée de leur part.

Les riverains-surfeurs, quant à eux, se disent heureux de cette initiative, et d’après un surfeur qui a voté en faveur du projet : « Pourquoi aurait-on le droit d’ouvrir des salles de cinémas et des bowlings, mais pas de surf park ? »

Affaire à suive …

Ed. W