L'eau des océans primitifs proviendrait de multiples facteurs / Photo Pixabay CC0

Découverte & Recherche 14 novembre 2018

L’eau des océans proviendrait du gaz qui entourait la Terre primitive

Des chercheurs de l'université d'Arizona relancent le débat sur la formation des océans. Selon eux, l'eau originelle serait née de différentes sources, dont l'hydrogène du disque planétaire

Comment l’eau des océans est apparue? Cette question taraude le monde scientifique spécialisé.

En octobre, une équipe de scientifiques de l’université d’Arizona a publié le résultat de ses recherches dans le Journal of Geophysical Research.

Apportée par des astéroïdes

Le journal Futura Sciences résume que  » l’eau des océans ne vient pas majoritairement des comètes mais a été apportée par des chutes d’astéroïdes principalement ». Les chercheurs de l’Arizona State University (ASU) estiment que la chute d’astéroïdes est à l’origine d’une partie de l’origine de l’eau sur Terre. Pour eux ce ne sont pas les comètes qui sont à cette origine, contrairement à un autre courant de pensée. Un astéroïde est une planète mineure composée de roches, de métaux et de glaces. Un comète est un petit corps céleste constitué d’un noyau de glace et de poussière en orbite autour d’une étoile.

L’eau du manteau de la Terre

Dans leur article, les chercheurs de l’ASU affirment que le manteau de la Terre a, lui aussi, son rôle à jouer dans la création des premières gouttes d’eau. Futura Sciences résume leur axe de travail: « Au total, environ l’équivalent de trois océans étaient dans le manteau de la Terre qui par dégazage volcanique aurait donc conduit à celui que nous avons aujourd’hui à sa surface. »

C’est également la position du paléocéanographe bordelais Philippe Bertrand. Dans sa carte blanche à Mer&Océan, il explique son raisonnement. « Une partie de l’eau des océans primitifs provient du dégazage de la jeune Terre en fusion, qui grossissait à partir des matériaux apportés par des comètes, des météorites, et même des petites planètes elles-mêmes en formation (provoquant alors des méga-impacts). »

Gaëlle Richard