Les récifs coralliens d’eau froide de la Patagonie chilienne révèlent encore leurs secrets // Photo libre de droit via Unsplash

À la une 24 juillet 2020

La Patagonie chilienne est l’une des dernières régions sauvages de notre Planète

La Patagonie chilienne, une région mal cartographiée et encore beaucoup d'espèces à recenser.

Exploratrice engagée pour la protection de la Patagonie chilienne

 

Vreni Häusserman et son mari affirment que l’écosystème est « si mal connu » que sa situation critique actuelle passe inaperçue. « Il est vraiment important d’apporter ces images aux gens et de leur montrer la beauté qui s’y cache. S’ils la comprennent, ils l’aimeront. Et c’est à ce moment-là qu’ils pourront s’intéresser à la préserver ». Aujourd’hui, les Chiliens sont de plus en plus sensibles aux questions écologiques qui sont souvent un « désastre économique », et la mort des poissons et des crustacés signifie pour les pêcheurs la fin de leurs activités.

Lauréate du Prix Rolex en 2016, Vreni Häusserman et son mari, s’accompagnent, lors de leurs expéditions, d’un submersible pour documenter les ravages des activités humaines sur la nature. Pour explorer les eaux, ils utilisent un véhicule télécommandé (ROV) qui peut plonger à 500 mètres de profondeur. Leur « grand rêve » serait d’utiliser un ROV plus perfectionné pour atteindre les fonds du canal Messier, à 1 300 mètres de profondeur, encore largement inexploré : « C’est un problème d’extinction des espèces. Il ne peut être inversé. Une espèce qui a disparu est disparue. En tant que scientifiques, il est de notre devoir de dire aux gens que la situation est si grave que nous devons agir maintenant. »

Marion Lasbouygues