"De Gallant, ici en mer d'Irlande," est toute la flotte coupent le rail d'Ouessant / Photo Aude Ferbos

Nautisme 8 juin 2018

Tall Ships Regatta. « Arawak » en tête dans le rail d’Ouessant

[LA TALL SHIP DES CONSOEURS #3]

Les deux consoeurs embarquées coupent le rail d'Ouessant à environ 2 noeuds de moyenne

Les six voiliers en course de la Tall Ships Regatta se trouvent, en ce vendredi, à toute petite vitesse dans le rail d’Ouessant à environ 150km de Brest. Deux journalistes du Groupe Sud Ouest se trouvent à bord de deux bateaux de la Tall Ships Regatta pour l’étape Dublin-Bordeaux. Aude Ferbos se trouve à bord du De Gallant, Marjorie Michel sur le Morgenster. Entre elles, c’est la course dans la course.

Le bordealais « Arawak » est acuellement en tête suivi du « Morgenster » au coude à coude avec la « Belle Poule » puis « De Gallant » et « Atyla » très proche et enfin « Belem », pourtant plus puissant, fermant la marche. Il risque de se faire rattraper dans la soirée avec le vent qui forcit.

« On a mis un vent à « Atyla »

Nous avons perdu la liaison avec Marjorie Michel. Aude Ferbos est parvenue à nous transmettre les dernières nouvelles jeudi soir, tard.

Aude Ferbos

Aude Ferbos, à bord du « De Gallant »: « Ce jeudi matin, au réveil, après un quart de nuit de 22h à 3h, le vent a forci: 15 noeuds. Le « De Gallant » marche bien: 5,8 noeuds de vitesse. A 11h,  nous naviguons entre le point de départ, au sud de l’Irlande en face de Water Ford Harbor, et les îles Scilly. « On doit aussi passer le way point de la course à babord » explique Sébastien, le second du capitaine;

Ce matin, l’esprit de régate règne sur le bord: le bateau a pris de la vitesse, il marche à 6 noeuds en moyenne. Il dame le pion à l’arawak, Coralie, le matelot ne lâche rien, « on va les  gagner » promet elle,  tandis que l’équipage ne lâche pas les éléments révélés par l’Automatic Identification System (AIS), l’outil qui relève notamment les positions et les vitesse de chaque bateau. « On peut ainsi les espionner » poursuit Sébastien, qui lâche entre ses dents,  » l’Arawak marche à 5,1 noeuds, on va le fumer, comme un jambon de Pata negra ».
A 12h « Atyla » et le « Morgenster » sont devant nous, à babord « Arawak« , à tribord la « Belle Poule » et derrière nous le « Belem« .

Les petits pains en attente de cuisson sur la table du carré du « De Gallant » / Photo A. F.

13h30 « Yes, on a mis un vent à « Atyla » entend on sur le pont. Sur la même ligne, au loin, « Arawak ».

A 16h, « De Gallant » est à 14 miles du « Morgenster ». Mais attention les deux bateaux ne sont pas dans la même catégorie: le « Morgenster » est plus gros, plus rapide. Il ne faut pas oublier que les résultats seront compensés à l’arrivée par le coefficient de handicap, en fonction de la configuration de chaque bateau.

A bord la vie est de plus en plus douce. Hier, stéphane a cuisiné du pain aux herbes, un gâteau au chocolat, des quiches. Le quart de nuit a pêché 17 maquereaux que l’on a dégustés à midi à la tahitienne: crus, avec du lait de coco, du citron, du gingembre et des petits légumes. »