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Déchets nucléaires, image via Pixabay

À la une 21 septembre 2019

Russie. La première centrale nucléaire flottante

Après un voyage de 5.000 kilomètres dans l’Artique, la première centrale nucléaire flottante du monde, développée par la Russie, est arrivée à son port de stationnement permanent à Pevek.

Cette centrale, imaginée d’après les constructions navales, est destinée à alimenter le développement de la production d’hydrocarbures dans des zones excessivement isolées. Elle a pour but d’alimenter les plateformes pétrolières dans l’extrême nord-est de la Russie et de couvrir la consommation de 100.000 personnes.

Un réel danger

La réaction des agences environnementales et notamment Greenpeace depuis le début du chantier est sans appel : cette région est fragile et pourrait subir de « graves conséquences » si la centrale devait être la proie d’une tempête ou d’un accident. De plus, la pensée d’un « Tchenobyl sur glace » ou d’un « Titanic nucléaire » glace le sang, surtout lorsqu’en août, une explosion localisé sur une base d’essais de missiles dans le Grand Nord russe a fait brièvement bondir la radioactivité dans la zone.

Aurore Mailhes