La mort mystérieuse d'une centaine de Carpes au Gabon // Photo via CENAREST

Faune & Flore 10 août 2019

Mort mystérieuse d’une centaine de poissons au Gabon

Explications du phénomène !

La découverte en juillet dernier de centaines de carpes mortes au sein du fleuve Ogooué, au Gabon, a provoqué la panique des habitants proches et l’inquiétude sérieuse des pêcheurs et autorités.

Les activités de pêches suspendues

Le phénomène était particulièrement visible aux abords de la ville de Lambaréné. Depuis début juillet, des centaines de poissons ont été retrouvés morts, à la surface du fleuve longeant la commune. Bien entendu, la réponse des autorités ne s’est pas fait attendre : ces derniers ont immédiatement suspendu les activités de pêche dans la zone, et ont invité les habitants des communes proches à ne plus consommer de poissons provenant du fleuve Ogooué. Bien entendu, ce phénomène mystérieux a immédiatement inquiété l’ensemble de la population du pays, puisqu’il est possible d’acheter des carpes provenant du fleuve dans de très nombreux points de vente. Ainsi, l’ensemble du marché de la carpe s’est effondré au niveau national. 

Les scientifiques ont débuté leurs analyses

Le gouvernement gabonais a immédiatement dépêché sur place scientifiques et chercheurs, afin de comprendre l’origine du phénomène. Ainsi, le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) a été réquisitionné dans ce but, ainsi que le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). 

Photo par Gabonactu.com

Trois cas de figure sont ainsi avancées : dans le premier cas, il s’agirait d’une maladie virale, aussi nommée TiLV (Tilapi Lake Virus), spécifique à cette famille de poissons, qui aurait contaminé l’ensemble du fleuve. Dans la deuxième hypothèse, les scientifiques suggèrent l’apparition d’une micro-algue toxique dans les eaux de l’Ogooué. Enfin, dans le dernier cas de figure, et si les deux premières hypothèses ne se sont pas avérées exactes, le gouvernement du pays envisage de faire appel à d’autres centres de recherche, si possible internationaux, afin d’épauler les équipes locales dans leurs recherches.

Pour le moment, aucune hypothèse n’a encore été confirmée, et la crainte subsiste au sein des familles gabonaises. Il faudra ainsi plusieurs semaines encore avant de comprendre les réelles causes de ce phénomène.

Affaire à suivre !

Ed.W