Le phare de Cordouan marque l'entrée de l'estuaire de la Gironde / Photo Médoc Atlantique

Patrimoine 1 février 2019

Le phare de Cordouan choisi pour représenter la France à l’UNESCO

Le président de la République a choisi la candidature du phare de Cordouan pour représenter la France à l'UNESCO

Le phare de Cordouan représentera la France à l’UNESCO. La décision de l’organisation mondiale interviendra en 2020.

Construit de 1584 à 16111, il est le plus ancien phare de France encore en activité. Appelé parfois le «Versailles de la mer», le «Phare des rois» ou encore le «Roi des phares», il est le premier phare classé au titre des monuments historiques par la liste de 1862.

Au XVIIe siècle, le phare de Cordouan était déjà cartographié

Les bases du XIVe siècle

Ce plan de coupe du phare montre les différents étage et la chapelle avec sa voûte décorée. Le premier édifice, la Tour du Prince Noir a été élevée dans les années 1360 puis abandonnée. Les bases du phare actuel ont été édifiées entre 1582 et 1611, par une décision du roi Henri III puis poursuivis par Henri IV. Les grands travaux ont repris en 1787 sous la direction de l’architecte Joseph Teulère pour réhausser la tour de 10 mètres car les navires se plaignaient de ne pas voir la lumière du phare (37 mètres de haut) de suffisamment loin.

La lentille du phare de Cordouan avec ses trois secteurs: blanc, roge et vert / Photo Gaëlle Richard

Première lentille de Fresnel

Le phare de Cordouan est le premier à utiliser une lentille de Fresnel, en 1823. Ce système sert toujours. Le premier appareil lenticulaire de Fresnel à système tournant, application de l’invention d’Augustin-Jean Fresnel, est expérimenté à Cordouan. La lampe à trois mèches concentriques est approvisionnée à l’huile de colza au moyen d’une pompe aspirante et refoulante. Le phare est électrifié en 1948.

En 2018, 23.884 visiteurs ont foulé le sol de ce « Versailles des mers », soit une hausse de fréquentation de 8% par rapport à 2017.

G. R.