Via lunion.fr

Environnement 7 mai 2019

Vinci admet avoir déversé des eaux polluées dans la Seine

La nouvelle a fait grand bruit, autant auprès du public que des associations de protection de l'environnement.

L’information a été confirmée il y a un peu plus d’une semaine : à Nanterre, le groupe de BTP VINCI, aurait rejeté dans la Seine des eaux usagées,surchargées de résidus de béton. Explications.

Que s’est-il passé exactement ?

Soupçonnant une ingérence des déchets par le groupe de BTP VINCI,’ l’Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) a déposé une plainte contre l’entreprise au courant du mois d’avril, après qu’un pêcheur agrée ai remarqué des écoulements d’eaux usées dans la Seine, lors d’une promenade de routine.

C’est ce 24 avril que VINCI a officiellement reconnu avoir déversé des eaux usagées en résidus de béton sur les berges de la Seine. D’après les informations de l’AAPPMA, le lieu d’où sortait cette eau sale était bien cachée, à l’abri des regards indiscrets, et facilitée par une ouverture dans le grillage. Cette pollution pourrait durer depuis plus d’un an, au moins, et était certainement motivée par un soucis d’économies financières, le recyclage des déchets pouvant être très onéreux. L’explication fournie par le responsable par intérim du chantier s’appuie davantage sur l’idée que « le système permettant le recyclage des eaux de nettoyage était plein, et donc hors service ». Sans commentaires.

 

 

Quelles sont les conséquences sur l’environnement ?

Les conséquences de telles actions sont absolument dévastatrices pour la faune et la flore des cours d’eau douce : le béton rejeté dans la Seine aurait consolidé certaines parties du cours d’eau, allant jusqu’à abaisser son niveau de 1.80 de profondeur à seulement 30 cm au maximum, détruisant au passage les lieux de vie d’un grand nombre d’animaux vivant sur les berges, empoissant leur eau ainsi que leur nourriture. Malheureusement, cette pollution est loin d’être localisée, les résidus de bétons se sont ainsi infiltré dans la Seine, et continueront de voyager jusqu’à la mer, puis dans l’océan.

Ces résidus se rajouteront aux 80.000 tonnes de déchets sauvages rejetés dans la nature par an, en France, détruisant au passage les lieux de vie des poissons, petits et grands, des oiseaux côtiers et de l’ensemble de la flore sous-marine.

Ed.W