A Saint-Malo, les capteurs hydrographiques livreront leurs chiffres dans six mois / Photo Saint-Malo Tourisme

À la une 10 octobre 2018

Saint-Malo examine ses marées. Les villes côtières sont confrontées au risque submersion

Saint-Malo observe le mouvement de ses marées. Pour pouvoir établir son Plan de Prévention des Risques de Submersion Marine  (PPRSM), l’agglomération malouine a besoin de données extrêmement précises. Pour cela, des capteurs sont installés dans l’eau. Toutes les villes côtières et fluviales sont soumises à cet impératif légal.

Les capteurs observent les marées

L’agglomération est en train d’installer une vingtaine de capteurs pour le compte du SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine. Certains prennent place sur des corps-morts, d’autres carrément vissés dans des rochers de l’estran ne découvrant que lors des grandes marées. Les données seront collectées dans six mois.

Pourquoi et comment analyser les hauteurs d’eau

Le SHOM analyse en permanence le littoral français. Il dissémine partout différents outils. Il a établit tout un réseau de capteurs pour pouvoir prévoir les phénomènes dangereux et les risques de submersion.

Le site du SHOM détaille: « A partir de l’observation, il est possible de déterminer les périodes de retour et les probabilités d’observation de ces surcotes exceptionnelles et pouvant être dévastatrices (Xynthia, 2010). Ces études basées sur des statistiques passent là encore par des observations de longue durée des hauteurs d’eau le long de la côte. »