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Méduses // Image libre de droits

Faune & Flore 3 août 2019

Les méduses : une espèce très évolutive ?

Partons à la découverte de ces êtres si particuliers !

Souvent confondues, à tort, avec des sacs plastiques échoués sur nos plages, reconnues pour leurs douloureuses piqûres, les méduses sont une espèce incroyablement plus riche et variée que l’imagination populaire ne peut se le figurer.

Mode de vie et de reproduction

Les spécialistes du monde entier ont, à ce jour, recensé près de 1000 espèces de méduses différentes. Ces spécimens peuvent ainsi être rencontrés dans de grandes variétés de tailles et de couleurs : les plus petites mesureraient que quelques millimètres, tandis que les plus imposantes peuvent atteindre plus de 2 mètres de diamètre, pour plusieurs dizaines de mètres de longueur. Certains spécimens sont même capables d’émettre de la lumière ! Il est possible de retrouver des méduses aux quatre coins du globe, bien qu’un grand nombre de ces spécimens préfèrent les eaux chaudes. 

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Méduses // Image libre de droits

Les méduses appartiennent à une branche spécifique dans l’évolution, cousine avec la famille des cnidaires, dont font également partie les coraux ainsi que les anémones. Ces êtres gélatineux ont la particularité de ne posséder ni cœur, ni squelettes, ni cerveau. Plus encore, ces dernières, soit mâles ou femelles, peuvent se reproduire par copulation directe, ou encore par effet de bourgeonnement, de manière asexuée. Leurs méthodes de reproduction sont si dépendantes des lieux de vie, des spécimens et des contraintes de leur environnement, qu’il est très difficile d’en conclure une vérité générale.

Les méduses sont carnivores, et piègent les larves de poissons, crevettes ou petits crabes, au gré de leur dérive au sein des mers et océans. Leurs tentacules sont recouvertes de mini-harpons, mesurant moins d’un millimètre, au-dessous duquel se trouve une petit poche remplie d’une substance urticante : il s’agit de la seule manière de défense des méduses.

Quels sont les effets du réchauffement climatique sur les méduses ?

La crise écologique actuelle a des effets surprenants sur la constitution de la biodiversité marine. Cela fait plusieurs années que les spécialistes recensent des nombres impressionnants de méduses, se déplaçant en bancs de plusieurs centaines d’individus. Il existe une raison simple à cette surpopulation grandissante : la surpêche est actuellement sur le point d’exterminer un grand nombre de poissons, mangeurs de plancton. Les méduses, très friandes de cette nourriture, peuvent ainsi s’alimenter à leur aise, et donc se reproduire encore plus rapidement. Le réchauffement des eaux n’est également pas pour leur déplaire, car les températures élevées au sein des océans leur permettent de grandir bien plus rapidement qu’à l’accoutumée, en plus d’aider grandement leurs œufs à éclore. 

Plus encore : le reversement des eaux agricoles, chargées en engrais, au sein des océans, permet une prolifération accrue du plancton, et donc des méduses, un de leurs principaux prédateurs. Les conséquences de cette prolifération des méduses ne se font pas attendre : sur les côtes méditerranéennes, il a été observé d’immenses bancs de méduses en hiver, alors que celles-ci ne rejoignent les côtes que lors de l’été, habituellement. La situation est telle que les méduses sont sur le point d’être considérées comme une espèce invasive, un peu partout dans le monde, au risque de bouleverser considérablement le fragile équilibre des océans. 

Ed.W