A La Réunion, le drone est en phase de test / Photo Stéphane Bommert

Littoral 6 août 2018

Les drones sauveteurs, quand l’aide vient du ciel

Le sauvetage s'aide du drone pour lancer les bouées en attendant l'arrivée des sauveteurs

Le drone fait son entrée dans le ciel du sauvetage en mer. Depuis 2017 sur des plages landaises et en phase de test à La Réunion, le drone augmente les chances d’éviter des noyades. Il facilite le travail des sauveteurs.

Dans les Landes, les maîtres-nageurs sauveteurs de la SNSM utilisent un drone sur les plages de Biscarrosse, Moliets et Messange. A La Réunion, l’outil est en test à la station SNSM de Saint-Gilles.

Un sauvetage plus rapide

L’objectif n’est pas de remplacer un sauveteur mais d’améliorer la rapidité de prise en charge de la victime. Les tests landais ont révélé que le drone Helper (Human Environment and Life Protection Emergency Respons , landais lui aussi) arrive sur la victime entre 40 secondes et 1 minutes plus vite que le nageur pourtant on ne peut plus aguerri. Il est dirigé par un MNS sur la plage muni d’un écran avec retour vidéo. Il peut filer à 80km/h et possède un rayon d’action de 300mètres. Une fois au-dessus de la victime, il largue une bouée de sauvetage. Elle s’en saisit et peut ainsi attendre les sauveteurs nageurs à toute sécurité.

Le drone est doté d’une caméra

Il existe toutefois quelques restrictions à son utilisation. Si la victime est sous l’eau, le drone ne pourra probablement pas la détecter. Si elle est inconsciente, inutile de lui lancer une bouée. Enfin, en cas de forts vent, le drone peut ne pas être utilisable. Reste que dans tous les autres cas, il s’avère d’une aide majeure. Grâce à la caméra du drone, le sauveteur sur la plage peut suivre en temps réel l’évolution de l’état de la victime et adapter les moyens d’intervention.

En test à La Réunion

A La Réunion, le matériel étanche, peut décoller et atterrir dans et sur l’eau, il peut emporter une nacelle détachable de 1kg. « Cet outil pourrait rendre service dans certaines occasions » avancent certains sauveteurs.

Dans les Landes, Fabien Farge, médecin urgentiste à l’origine du projet, précisait à Sud-Ouest : «  Par mer agitée, un sauveteur peut très bien passer à côté de la victime sans la voir. Ensuite, il faut qu’il soit à son contact pour déclencher l’intervention de l’hélicoptère en faisant un signe à ses collègues restés sur la berge. Ce sont eux qui guident alors le pilote de l’hélicoptère par radio grâce à des repères visuels, comme le poste de surveillance… »

Gaëlle Richard