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L'Optimiste, ©AYC

Nautisme 8 novembre 2019

Le plus petit voilier du monde

Généralement, lorsque le sujet des voiliers est évoqué, les esprits ont tendance à visualiser les navires de plaisance ou les bateaux engagés dans les différentes courses qui sont plus ou moins médiatisées. Pour autant, il existe des voiliers extrêmement petits comme les Optimists. Comment ont-ils été conçus ? De quelle manière sont-ils utilisés ?

Reproduction dessinée d’un Optimist, ©wikiHow

À quoi ressemble-t-il ?

L’Optimist est le plus petit modèle de voilier existant au monde. Il est placé dans la catégorie des monocoques, ce qui signifie qu’il est constitué d’une unique coque. Cette dernière est généralement blanche et peut-être lourde ou bien rigide. Son gréement est constitué en cat-boat, ce qui signifie qu’il se compose d’un unique mat avec une grand-voile à corne et ne dispose pas d’un foc. Le mat est placé très en avant du bateau et est dépourvu de la présence d’un hauban.

La grand-voile est ce que l’on appelle généralement une voile aurique, c’est-à-dire qu’elle est de forme trapézoïdale. Elle est maintenue par le biais d’un mât, d’une bôme (sorte de barre horizontale et articulée qui se trouve à la base du mât et permet d’orienter ou maintenir la voile en position. Elle est également maintenue par une livarde (qui est une perche pivotante) généralement conçue en bois ou en aluminium. Deux lattes sont destinées à rigidifier la chute de la voile. Un hale-bas permet également de régler la voile afin de permettre d’adapter cette dernière aux conditions climatiques et à la puissance du vent.

Différentes inscriptions sont généralement marquées sur la voile pour préciser qu’il s’agit d’un Optimist ou pour indiquer le pays du skipper à ses commandes. Dans le cas où les Optimists sont utilisés dans le cadre d’une école de voile, il est normal et habituel que la surface de voile soit réduite afin de faciliter l’apprentissage.

L’optimiste, ©Tourisme en Cotentin

Quelle est son histoire ? 

Le tout premier d’Optimist a été conçu par l’architecte naval américain Clark Mills en 1947. Cette idée vient du Major Clifford McKay qui cherche une solution pour lutter contre la délinquance en occupant la jeunesse. Il s’inspire ainsi de la course annuelle de caisse à savon organisée par le club Optimist International de la ville de Clearwater.

L’architecte naval a alors dessiné un voilier pouvant être construit par des amateurs à partir d’une plaque de contreplaqué. Il a ensuite offert les plans au club de Clearwater qui en a déposé le brevet. La première flotte a alors été sponsorisée par différents commerçants de la ville pour un coût de construction total s’élevant à environ 75$ par bateau.

Ce plan a par la suite été amélioré par le danois Axel Damgaard. La conception de l’Optimist a par la suite été standardisée en 1960 avant de devenir officiellement un monotype strict.

Quelles sont ses caractéristiques ?

L’Optimist est caractérisé par une longueur totale de 2,36 mètres. Sa coque dispose quant à elle d’une longueur de 2,18 mètres. Son tirant d’eau peut varier d’une hauteur allant de 0,1m à environ 0,8m. Sa dérive, selon les modèles, est sabre ou pivotante. Son mât est d’une hauteur de 2,26 mètres. Quant à sa voiture, elle est en moyenne de 3,59 mètres carrés.

The Flying Optimist 2018, ©Oscar Brask
Ed W.