Les ours polaires ont absolument besoin de la glace

À la une 23 août 2020

La disparition des ours polaires d’ici 2100

Les ours polaires sont l'une des figures et victimes les plus emblématiques du réchauffement climatique.

Dans une étude publiée lundi 20 juillet dans Nature Climate Change, des chercheurs se sont penchés sur la menace qui pèse aujourd’hui sur les ours blancs : la disparition progressive de leur habitat.

Un habitat naturel en danger

Sans banquise, les ours polaires meurent de faim. Si les émissions de gaz à effet de serre et la fonte de la banquise continuent au même rythme qu’aujourd’hui, le réchauffement climatique pourrait signer la quasi-extinction de ces mammifères emblématiques de l’Arctique d’ici à la fin du siècle.

À la période estivale, durant laquelle la banquise fond, l’ours polaire est capable de jeûner plusieurs mois. Mais, l’absence de glace durant de plus en plus longtemps, ce carnivore est incapables de se procurer une alimentation suffisante et s’aventure parfois loin de son territoire, près de zones habitées.

La fonte de la banquise est un défi en particulier pour les femelles, qui entrent à l’automne dans leur tanière pour mettre bas au milieu de l’hiver et émerger au printemps avec leurs oursons. « Elles doivent alors attraper assez de phoques pour stocker suffisamment de gras et produire suffisamment de lait pour nourrir leurs petits pendant tout le jeûne de l’été », explique Steven Amstrup, l’un des auteurs de l’étude et scientifique en chef de l’organisation non gouvernementale (ONG) Polar Bears International.

Une météo trop extrême

Beaucoup des espèces en danger le sont à cause du braconnage ou de la destruction directe de leur habitat par l’homme. Mais « on ne peut pas construire une clôture pour protéger les ours polaires de la température qui monte », souligne le scientifique de Polar Bears International.

Pour sauver l’espèce, certains évoquent une réintroduction d’animaux élevés en captivité, voire leur déplacement vers l’Antarctique. Infaisable, selon Steven Amstrup. « Il faudra peut-être envisager d’abattre les derniers ours polaires, au lieu de les laisser mourir de faim. »

Ed.