De l'huile s'échappe du navire reconnait le gouvernement mauricien ce jeudi 6 août // Crédit : Hugo Clément

À la une 7 août 2020

Une catastrophe écologique aux abords de l’Ile Maurice

Le 26 juillet dernier un vraquier japonais, le MV Wakashio, s’est échoué dans le Sud-Est de l’Ile Maurice vers la localité de Pointe d’Esny. Ce navire de charge transportait 200 tonnes de diesel et 3 800 tonnes de fuel.

Le navire de sombrera pas 

Malgré la diffusion d’images inquiétantes sur les réseaux sociaux et dans les médias, les autorités mauriciennes ont gardé un ton rassurant, affirmant que le Wakashio « ne pouvait pas couler » et que sa position inclinée vers l’arrière était due à une « manoeuvre intentionnelle ».

En effet, jusqu’à très récemment, le gouvernement affirmait :  « Le Ministère rassure le public que, selon les experts, le Wakashio est stable, contrairement aux photos circulants sur les réseaux sociaux. Le vraquier ne sombre pas et ne va pas sombrer. Le processus pour l’opération de renflouage est en cours. Toutes les mesures sont prises par l’équipe de sauveteurs pour rééquilibrer le navire ».

Coup de théâtre 

Pourtant, en fin de matinée ce jeudi 6 août, le Ministère de l’Environnement a informé la population sur la présence d’une fuite d’huile suite à une brèche sur le MV Makashio.  

Les mauriciennes se disent dévastés par la situation et l’odeur d’hydrocarbure qui rend l’atmosphère irrespirable sur place. Leurs craintes se portent aussi les dégâts écologiques collatéraux, avec des courants qui risquent de pousser l’huile vers l’Est et la faire remonter vers les plus belles plages et vers les plus beaux hôtels de l’Ile.

Demande d’assistance

Pour éviter une catastrophe écologique trop importante, Le Ministère a pris contact avec les autorités de la Réunion, et des organisations internationales et régionales afin qu’elles apportent leur aide dans la gestion de cette crise.

La population mauricienne et particulièrement les professionnels, les exploitants de bateaux et les pêcheurs sont invités à rester le plus éloigné possible de l’emplacement du navire et à ne surtout pas s’aventurer sur la plage et dans les lagons de la région.