Marche pour le climat / Image libre de droits

Environnement 21 mai 2019

Marche pour le climat : quels sont les résultats ?

Le samedi 16 mars a eu lieu la célèbre Marche pour le Climat, qui a réunit en France près de 350 000 personnes, dont 36 000 rien qu’à Paris. Malgré les réticences des diverses mairies de l’hexagone a autoriser ces rassemblements, dans l’ombre des mouvements des gilets jaunes, l’ensemble de ces manifestations se sont déroulées dans un esprit bon enfant, ou familles, jeunes et plus âgé se sont réunis.

État des lieux

La convergence des opinions s’est arrêtée sur une colère dirigée contre l’inaction du gouvernement face à l’urgence climatique. Les nombreuses associations présentes ont servit de catalyseur des différentes luttes, contre la hausse des émissions de CO2, la surpêche, les énergies fossiles, la surconsommation, etc.

La principale action réalisée en marge de ces manifestations s’est concrétisée sous le nom de l' »Affaire du siècle » : deux millions de citoyens ont porté plainte contre le gouvernement, après que celui-ci n’a pas tenu ses engagements pris lors de l’Accord de Paris en 2015. L’État français s’est ainsi vu assigné en justice par ses propres citoyens, une première dans l’histoire du droit Français.

La pétition a ainsi invoqué la Charte de l’environnement de 2004, les lois Grenelle de l’environnement, ainsi qu’un des principes généraux du droit, celui de vivre dans un système climatique souhaitable. Malheureusement, la procédure de justice risque bien de durer plusieurs années avant de connaître une issue, dans un sens ou dans l’autre.

Un projet de loi pour la neutralité carbone.

Le 30 avril 2019, un projet de loi précisant la trajectoire prise par le gouvernement en matière de neutralité carbone a été proposée au Conseil des ministres par M. François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire. Les objectifs de cette loi s’articulent autour d’une neutralité carbone à l’horizon 2050, une baisse de 40 % des énergies fossiles d’ici à 2030, ainsi qu’un report de la date d’atteinte de 50 % du nucléaire dans la production énergétique d’ici à 2035, au lieu de 2025, voté précédemment.

 

 

Ed.W