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Pêche 20 mai 2019

Les conséquences de la surpêche

De nos jours, ce sont 80% des stocks de poissons commerciaux qui sont soit surexploités.

Il y a plus de bateaux que de poissons dans les mers et les océans : la situation devient critique pour de nombreuses espèces de poissons. Y compris le thon et le cabillaud, que nous aimons tant trouver dans nos assiettes.

Qui est responsable ? Quelles sont les conséquences pour certaines espèces de poissons ?

La surpêche, c’est quoi ?

« Sur » pêche signifie « Trop » de pêche. On est en surpêche lorsque l’on pêche trop par rapport à la réserve de poissons disponible. Ainsi, certaines espèces disparaissent ou sont en voie de l’être. On se souvient de l’exemple de la morue de Terre-Neuve, qui a vu sa population s’éteindre à la fin du siècle dernier.

Cela signifie que le phénomène n’est pas nouveau et que, malgré ces alertes, les mauvais comportements vis-à-vis de la pêche ont continué. Les captures mondiales depuis plus de 20 ans sont autour de 100 millions de tonnes de poissons par an.

Qui sont les responsables ?

Tout d’abord pays industrialisés, puis pays en voie de développement, la surpêche n’a pas été interdite outre mesure. Aujourd’hui, les subventions mondiales pour la pêche sont de l’ordre de 30 milliards de dollars annuels, comprenant 60% de pratiques non durables, destructrices et, certaines, illégales.

Ce phénomène n’est même pas une bonne affaire économique pour marins qui font de la pêche leur métier puisque, finalement, les bateaux vont maintenant plus souvent rentrer au port sans avoir assez de marchandise à vendre. C’est une catastrophe pour les populations humaines qui vivent uniquement de la pêche, tout en étant une catastrophe écologique.

Malgré les protestations des scientifiques, les quotas de pêche ne sont toujours pas diminués, ou pas assez. Par exemple, la commission ayant statué sur l’interdiction de pêcher le bar dans le Golfe de Gascogne pendant 6 mois l’a finalement ramenée à 2 mois !

Quelles sont les espèces menacées ?

Selon l’Institut Français de l’Exploitation de la Mer (IFREMER), 27% des poissons pêchés le sont dans des zones de surpêche. De nombreuses espèces sont menacées et les fervents défenseurs de la pêche durable conseillent de ne pas consommer (donc, de ne pas pêcher) notamment : le saumon, le thon rouge, la morue, qui sont en danger.

Mais également si possible le cabillaud et le bar, comme la limande ou encore la lotte, le mérou brun et l’églefin.

 

 

Ed.W