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Le Tara amarré au Port de Bordeaux les 6 et 7 novembre 2019 ©Université de Bordeaux

Découverte & Recherche 15 novembre 2019

Le Tara fait escale à Bordeaux et continue sa traque des microplastiques

La Fondation Tara Océan

Image via Flickr

Observateur spécial à l’ONU et acteur des Objectifs du Développement Durable de l’Agenda 2030 de l’ONU, la Fondation Tara Océan a un but premier : faire le l’Océan une responsabilité commune.

Fondation Tara Océan est la première fondation d’utilité publique reconnue en France. C’est un alliage innovant entre science, expertise de haut niveau et volonté de changer le court des événements afin d’être à même de prévoir et d’anticiper les risques climatiques.

Le Tara

©Tara Océan

Le Tara est une goélette, un voilier spécialisé dans les expéditions scientifiques. Il est également un peu spécial de par sa coque aux allures futuristes lui permettant de s’élancer sans risques dans les zones polaires pour étudier l’environnement.

Le Tara, trois missions majeures :

  • Éduquer et mieux préserver l’Océan
  • Sensibiliser le grand public
  • Convaincre les décideurs de faire de l’Océan une responsabilité commun

Mais ce n’est pas tout, ce voilier porte à son actif aujourd’hui 11 expéditions depuis 2004, et la dernière en date, l’actuelle : Tara Microplastiques 2019 qui porte un axe sur 10 fleuves d’Europe, dont la Garonne.

©Fondation Tara Océan

Une escale au port bordelais

Les mercredi 6 et jeudi 7 novembre, deux jours furent consacrés à la chasse aux microplastiques dans la Garonne et l’estuaire de Bordeaux, à bord de Tara.

Le capitaine de Tara, Nicolas Bin nous dit : « On essaie de montrer ce qu’on sait déjà un petit peu. C’est-à-dire  que 80% du plastique qu’on trouve en mer vient de la terre« .

Les échantillons recueillis sont minutieusement, triés, examinés puis analysés en laboratoire afin d’en tirer les conclusions les plus précises possibles. Étudier l’importance de la présence de ces microplastiques dans les eaux de France, et ici bordelaises, est devenu essentiel afin d’apporter des solutions adaptées dans un contexte urgent.

©France 3

Pour revenir sur le cas de Bordeaux, l’ingénieur de recherche sur les polymères Lara Soccalinganme annonce : « On a trouvé plus de plastiques en aval de Bordeaux qu’en amont« . Les résultats de ces analyses sont attendues avec impatience tant par les chercheurs que par le public, de plus en plus conscient des risques et nécessités concernant le plastique dans les océans.

« La Mission Microplastiques 2019 s’achèvera le samedi 23 novembre, lors de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, avec le retour de la goélette Tara à son port d’attache, Lorient. »

Aurore Mailhes