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Économie 9 mai 2019

Le projet de Parc éolien en mer de Tréport prévu pour 2023 reçoit une plainte

Mais alors, pourquoi ce projet a t-il reçu une plainte ? Quelle est-elle ? Qui l’a déposée ?

Le projet de Parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport a pour ambition d’alimenter 850 000 personnes en électricité verte. C’est un engagement qui renforce l’engagement de la France pour la réussite de la transition énergétique.

Quel est le projet ?

Ce projet prévoit l’installation de 62 éoliennes, chacune puissante de 8 MW. Situé à 17 kilomètres de Dieppe et 15,5 du Tréport, le parc est étendu sur une zone de 110 km², pour une profondeur de fond marin entre 14 et 24 mètres.

Pour une puissance totale de 496 MW, le parc doit produire la consommation annuelle d’environ 850 000 personnes, soit les deux tiers de la population de Seine-Maritime par exemple.
C’est la société Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport qui a remporté l’appel d’offres lancé par l’État. Celui-ci annonce un investissement de 2 milliards d’euros.

 

 

Pourquoi cette plainte ?

C’est la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport qui a porté plainte au Parlement européen, afin de dénoncer des risques économiques, mais également écologiques du chantier.

Le problème concerne les effets des éoliennes sur les radars devant surveiller le trafic maritime et/ou aérien. Quelles conséquences cela peut-il avoir sur les radars embarqués également dans les navires ? Ainsi que sur la surveillance de la centrale nucléaire de Penly ?

De plus, selon les pêcheurs, ce projet peut détruire les écosystèmes : destruction des fonds marins, asphyxie de la vie marine, pollution chronique à l’aluminium, pollution sonore, champs électromagnétiques entre autres désagréments à prévoir.

Les commissaires enquêteurs ont remis un rapport long de 403 pages :
– Ils demandent la position de l’Armée sur les risques maritimes liés aux perturbations des radars.
– Indiquent que la société en charge des travaux propose la mise en place de nouveaux réglages et paramétrages des radars sémaphoriques d’Ault et de Dieppe et l’installation d’un radar supplémentaire, la mise en place d’un balisage maritime du parc éolien, et l’équipement des navires d’un transpondeur AIS.
– Précisent que l’État confirme que le Parc est hors la zone de sécurité des centrales nucléaires.

En cas de marée noire, il existe des plans anti-pollution et des systèmes de lutte des centrales contre les pollutions marines. Pour les risques d’attentat également évoqués, l’État affirme qu’ils ne sont pas liés au projet. Le rapport des experts est donc à ce jour plutôt favorable, en attendant de nouvelles réponses.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site officiel du projet.

Ed.W