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Le point sur les futurs parcs français // Photo via Pexels

Économie 19 septembre 2019

Le prix de l’éolien français en mer : les futurs parcs

Le 23 août 2019, la Commission européenne a publié sa décision du 26 juillet, indiquant la validation des tarifs d’achat de l’électricité des parcs éoliens en mer. Les premiers devraient être opérationnels d’ici 2020-2022 et les éoliennes au nombre de 80, dont 45 pour le seul projet Dunkerque.

Quels sont ces chiffres, et leur interprétation ? Quels sont les enjeux de l’éolien en mer ?

Le renouveau de l’exploitation de l’énergie éolienne


La production de l’énergie éolienne en mer a débuté à l’aide de turbines posées sur les fonds marins. On nommait cela « l’éolien posé ». Elle continue aujourd’hui avec des turbines montées sur des flotteurs, que l’on appelle « l’éolien flottant ».

Ceux-ci favorisent une installation plus loin des côtes, indépendamment des conditions de sol, et permettant de plus grandes profondeurs. L’éolien en mer a pour avantage de profiter de vents plus forts et plus réguliers que l’éolien sur terre. De plus, cet éloignement des côtes diminue les conflits d’usage.

La création du parc de Dunkerque, par exemple, devrait permettre d’alimenter 500 000 foyers à l’horizon 2026.

Le coût de cette exploitation


Le 23 août, la Commission européenne a fait apparaître les tarifs d’achat compris entre 131 et 155 € le MWh. Or, par exemple le parc attribué à Dunkerque vendra cette production 44 € le MWh.

Le parc Dieppe-le-Tréport bénéficiera d’un tarif de 131 € par MWH pendant que celui de Fécamp aura 135,20 €, ou encore 155 € pour Saint-Brieuc. Les pouvoirs publics estiment que le prix du marché de l’électricité sur la durée du contrat d’achat (une vingtaine d’années) est compris dans une moyenne de 51 € par MWh.

Cela veut dire que les opérateurs de parc auront une aide située entre 3,03 et 4,69 milliards d’euros. Ce soutien est justifié par les particularités des côtes françaises, avec des vents plus faibles et une nature de sol très complexe.

Les enjeux de l’éolien en mer

L’enjeu principal est la réduction promise de la part du nucléaire de 50% de sa production d’ici 2035. Cette part doit être reprise par les énergies renouvelables, et l’éolien en mer en fait donc partie, même s’il n’a pas encore été exploité à ce jour.

Avec près de 20 000 kilomètres de côtes, la France propose le deuxième plus grand littoral européen, avec un potentiel de 46% de la capacité du parc électrique actuel.

Ed.W