Surpêche / via natura-sciences.com

Pêche 25 mars 2019

La surpêche : une catastrophe pour les mers et océans

C’est une réalité inquiétante : depuis plus de 20 ans on pêche de plus en plus, et les mers ont de moins en moins de poissons. Bateaux surpuissants, technologie de pointe, les poissons ne peuvent pas lutter. Il y a un réel danger pour de nombreuses espèces de poissons.

Quand est-on en surpêche ?

Ce phénomène apparaît lorsque la pêche représente plus que les réserves de poissons disponibles et que l’on risque la baisse des stocks. Ce sont aujourd’hui 80% des stocks commerciaux qui sont pleinement exploités, voire surexploités.

Dès 1992, on a vu par exemple une population de morue incapable de se reconstituer. Bien que sa pêche soit interdite, les pêcheurs ont continué, jusqu’à épuisement du stock. Cette pratique paraît pourtant illogique : comment vendre quelque chose qui n’existe plus ?

Pourquoi la surpêche ?

Ce qui paraît encore plus illogique, c’est que la surpêche n’est pas interdite par les organisations internationales de gestion des pêches. Aubaine des pays industrialisés hier, elle fait aujourd’hui celle de l’industrie de la pêche dans les pays en voie de développement. Ces populations sont ainsi privées de l’une de leurs principales sources de nourriture, mais également de travail.

Il existe aussi la pêche pirate, qui se sert de pratiques interdites pour prendre des espèces protégées, souvent dans des zones non autorisées, et hors périodes légales.

Que peut-on faire ?

Au niveau mondial, les principales mesures à prendre sont drastiques : réussir à mettre en place des réserves marines recouvrant au moins 30% de nos mers et océans et promouvoir une pêche durable dans les 70% restants.

Elle consiste principalement à ne pas cibler les espèces les plus en danger, dans les zones fragiles, et écouter les avis des scientifiques sur les quantités et la durée de la saison. À cela s’ajoute une nécessité d’utiliser des méthodes de pêche sélectives et pratiquer une traçabilité complète.

En parallèle, il convient de lutter contre la pêche illégale, et repenser notre façon de consommer le poisson.

De nouvelles habitudes de consommation

Il ne s’agit pas de ne plus manger de poisson. Mais nous pouvons en consommer moins. Nous en mangeons 35 kilos par an, alors que la recommandation est entre 16 et 26 kilos. Il y a donc un premier effort à faire sur la quantité.

Un autre moyen de lutter contre la surpêche est de mieux choisir les espèces à consommer. Mieux vaut éviter les saumon, thon rouge, morue, mérou brun, bar, cabillaud, églefin, limande, lotte, raie, ou encore les crevettes tropicales, sans oublier le requin.

Il existe des poissons comme le tacaud, le merlan, la vieille, le mulet, qui sont des alternatives tout aussi goûteuses et peu coûteuses. Pour nous aider dans nos choix, WWF a établi une liste de recommandation très précise.

Consommez surtout du poisson de saison, et issu de la pêche durable. Pour ceci, il existe des labels, dont la certification la plus courante est la MSC, délivrée par l’ONG Marine Stewardship Council. Elle est recommandée par Greenpeace et WWF.

Logo MSC / Via msc.fr

 

En France, depuis 2017 existe également le label public « pêche durable ». Et, en 2018, a été créé le label « poisson nourri à l’insecte ». Il garantit que le poisson n’est pas nourri par des farines de poisson, mais par des protéines d’insectes (ce qui réduit encore la surpêche).

Nous vous aviez d’ailleurs déjà fait un article il y a plusieurs semaine sur les poissons à privilégier et ceux à éviter.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site WWF.

Ed.W