Crédit Photo DSG/ Port de Bayonne

Ports 8 février 2018

La sidérurgie espagnole investit à Bayonne

TRAFIC PORTUAIRE

Alors que 34 % du trafic portuaire basque dépend des métaux, deux projets sidérurgiques sont en bonne voie

Le port de Bayonne place ses espoirs dans la ferraille. Deux projets pourraient contribuer à doper le trafic portuaire, l’amenant à 3 millions de tonnes. Serpent de mer, il prend pourtant un bon cap depuis l’automne dernier.

Le métal représente 34 % du trafic portuaire bayonnais : les ferrailles à l’import et les billettes à l’export. La Compañia Española de Laminación (Celsa) projette d’ériger deux laminoirs d’une capacité de 500.000 tonnes chacun (200 postes de travail) à côté de l’acierie du Boucau-Tarnos à 1,5 km de l’embouchure de l’Adour.

Augmenter le trafic portuaire

En novembre, l’entreprise espagnole a trouvé un accord financier avec ses partenaires français et espagnols avec l’aide de Bpifrance et de la Caisse des dépôts française. L’enveloppe s’élève à 60 millions d’euros (dont 45 M€ d’apports publics, 15 M€ BPI France, 15 M€ CDC, 15 M€ État) et 15 M€ financés par le Groupe Celsa).

Autre projet qui devrait générer 500.000 tonnes de flux : un autre laminoir à Tarnos par le groupe espagnol Añon Atlantic. Une centaine d’emplois seraient créés de ce projet de bâtiment nouveau à 50 millions d’euros. Devrait démarrer en 2018.

Ces deux projets pourraient porter le trafic portuaire de Bayonne à 3 millions de tonnes d’ici 5 ans. En 2016, il réalisait 2,334 tonnes.

La Région investit pour le port de Bayonne

La région Nouvelle-Aquitaine et la CCI Bayonne Pays-Basque ont validé, le 7 décembre, un nouveau programme d’investissements,jusqu’en 2023, pour le port de Bayonne. L’enveloppe est portée de 2,7 à 14,3 millions d’euros.

Gaëlle Richard