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L'océan austral fait l'objet d'un texte signé par les plus grands marins et explorateurs / Photo Gregness Flickr

À la une 3 mai 2018

Isabelle Autissier signataire de « 6 mois pour sauver l’océan austral »

Isabelle Autissier, présidente de WWW France, des marins, explorateurs et dirigeants d’ONG environnementales signent un appel au président Emmanuel Macron pour « donner un nouveau souffle à la coopération franco-australienne en vue de la protection de l’Antarctique et de l’océan austral« . Greenpeace, Tara Expédition ou Antarctic and Southern Ocean Coalition exhortent le président à mettre un coup de pied dans la fourmilière pour que « les pays qui se déclarent favorables à la mise sous protection de ces espaces marins accélèrent le pas et déploient leur influence diplomatique pour obtenir des résultats ».

Les 20 ans du Protocole de Madrid

Selon les dirigeants d’ONG, par le truchement de Rémi Parmentier sur son blog du Huffington Post, « il ne reste que six mois » avant le mois d’octobre. En octobre 2018, la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) doit se réunir. Deux enjeux seront traités: la mise sous protection de deux aires marines, l’une dans la Mer de Weddell, qui constituerait le plus grand sanctuaire marin de la planète, et une autre dans les eaux de l’Antarctique Est jouxtant la base française de Dumont d’Urville.

Les signataires estiment qu’il faut profiter de la date anniversaire de l’entrée en vigueur du Protocole de Madrid qui sanctuarise l’Antarctique et en fait un patrimoine commun de l’Humanité, bannissant toutes tentatives d’appropriation et d’utilisation à des fins militaires.

« On peut se féliciter que le rôle conjoint de la France et de l’Australie ait mis fin aux ardeurs d’industries pétrolières et minières qui envisageaient à l’époque de mettre la main sur le dernier continent qui leur échappait » précisent les signataires. Il soulèvent surtout les risques qui persistent: la pêche et l’exploitation du krill.