Le géant maritime français s'engage pour l'environnement // Photo via Flickr © Frédéric BISSON

Environnement 7 septembre 2019

Environnement : l’engagement du géant maritime français CMA CGM

Vendredi 23 août, le géant du transport maritime, troisième compagnie de transport maritime de conteneurs, CMA GGM a annoncé renoncer à emprunter un passage au Nord-Est de la Sibérie lors de ses convois, afin de respecter la biodiversité sur place. Explications.

Le géant Français contre la pollution maritime

À cause du réchauffement climatique, une voie s’est dégagée entre les glaciers situés au Nord-Est de la Sibérie. Cette route, nommée « route du Nord » permettrait, en théorie, aux convois maritimes de relier plus rapidement l’Asie à l’Europe, en empruntant le détroit de Béring, au nord de la Russie. Cette nouvelle voie permettrait de gagner 4 000 km de voyage, ce qui équivaudrait à près de deux semaines d’économies de temps, par rapport à l’ancien chemin, passant par le canal de Suez.

Cette nouvelle route maritime représenterait donc un gain de temps et d’argent considérables pour les grandes compagnies de transport maritime. La Russie et la Chine se sont ainsi réjoui de cette nouvelle, qui malgré un impact négatif fort sur l’environnement marin, représente de nouvelles opportunités d’échanges commerciaux.

Toutefois, le groupe français de transport maritime de conteneurs, CMA CGM, s’est engagé publiquement à ne pas utiliser cette nouvelle voie, afin de préserver la biodiversité de cette zone encore protégée du globe. Le dirigeant du groupe a ainsi annoncé préférer contribuer à la préservation de ce lieu, indispensable à la formation des courants marins de la planète, qui constitue également une place privilégie pour bon nombre d’espèces. Le patron de l’entreprise, Rodolphe Saadé, a profité de l’occasion pour inviter publiquement l’ensemble de ses concurrents à suivre sa démarche, et de réfuser à leur tour d’emprunter cette nouvelle voie maritime.

Le dirigeant a également rappelé l’engagement de son groupe envers la protection de l’environnement, notamment en ayant recours au gaz naturel liquéfié (GNL) pour la propulsion de ses navires, une alternative plus écologique que les carburants classiques. Plus encore, ce dernier a représenté à l’Elysée la charte d’actions durables pour une navigation innovante et à faible impact écologique, dont sont signataires près de 10 armateurs français. Cette charte s’appuie sur une volonté commune de mise en place d’actions pour la diminution des polluants atmosphérique, d’une meilleure définition des passages maritimes, ainsi que de la protection des cétacés, entre autres.

Ed.W