Les pilotes de la Loire ont filmé la montée à bord du pétrolier Taqah, 330 mètres / Photo Guillaume Dalmard

Insolite 21 décembre 2018

Embarquez avec les pilotes de la Loire à bord d’un pétrolier

[vidéo]

Il n'est pas toujours aisé pour les pilotes de grimper à bord des navires qu'ils servent. En Loire, il a fallu se hisser le long de la coque d'un pétrolier de 330m

La vidéo posté par l’un des pilotes de la Loire témoigne du quotidien des pilotes maritimes, profession chargée, par l’Etat, de guider les navires dans les ports, les fleuves ou les estuaires. Les cargos, pétroliers, porte-conteneurs, chimiquiers, paquebots arrivent de l’océan et se dirigent vers leur quai de déchargement. Au retour, ils effectuent le trajet inverse lors de leur départ.

Le pilote monte à « l’échelle de pilote »…

Cet ancestral métier est la pierre angulaire de la navigation dans les ports ou les fleuves. Cette profession est réglementée par des lois. « Le rôle du pilote consiste à assister le capitaine en apportant une compétence locale et fournissant un conseil opportun pendant le passage du navire, explique la Fédération française des pilotes maritimes. Aux abords des rades, des fleuves, des ports et des bassins, les pilotes offrent une connaissance locale et l’expérience nécessaire pour assurer la sécurité de la navigation et protéger l’environnement. »

Pour « servir » un navire, ils doivent monter à bord (ou descendre) en pleine mer. Ils grimpent le long d’une « échelle de pilote » faite de bois et de corde. En Loire, les pilotes ont filmé la montée à bord, dans un petit clapot, de l’un d’entre eux, Guillaume Dalmard. Il s’agissait de servir le pétrolier Taqah, long de 333 mètres, le maximum admissible dans les ports de Loire.

…et descend par la même échelle

Après avoir guidé le navire, le pilote, ici, descend par l’échelle de coupée (en dur) puis enchaîne sur l’échelle de pilote avant de poser le pied sur le pont de la vedette (ici celle du lamanage). La vedette doit rester parfaitement collée à la coque du cargo pour que le pilote ne coure aucun risque. En cas de forte houle, l’exercice n’est pas aisé.

« D’habitude, on embarque à quai par la terre avec une coupée de terre, explique Guillaume Dalmard. On prend la mer et on débarque au large sur la Couronnée 4 qui est en station à 12 milles au large 24h/24. Ensuite, si il y a des navires à monter, on remonte avec eux sinon on est rapatrié à terre avec une vedette pour recommencer le cycle. Aujourd’hui, c’est particulier car nous avons dû embarquer par la mer sur un navire à quai car il y avait une grève du service de l’outillage du port (donc pas de coupée de terre disponible). »

Gaëlle Richard