À la une 28 mai 2019

Du thon …au plastique ?

La semaine dernière, les géants Casino et Leader Price ont lancé une large campagne de rappels de produits : des sandwiches au thon, vendus par ces deux enseignes, contiendraient des morceaux de plastique.

Que s’est-il passé ?

Il n’est pas sans dire que les deux distributeurs se seraient bien passé de cette publicité, alors que les scandales de contamination alimentaire se succèdent chez plusieurs de leurs concurrents.

L’alerte a été lancée le 13 mai, après que des morceaux de plastiques aient été retrouvés dans les clubs sandwiches thon-crudité distribué par les deux magasins au niveau national. Les deux enseignes ont immédiatement prévenu leurs clients en les invitant à ne pas ingérer ces produits et a les retourner au plus vite en magasin afin de procéder à un remboursement.

À qui la faute ? .

Alors, qui blâmer ? Les industriels, qui auraient dû être plus vigilants lors de la fabrication de leurs produits à usage alimentaire ? Les mœurs de tout à chacun, utilisant plus de plastique à usage unique que de raison ? Un peu tout cela à la fois ? Malheureusement, aucune réponse définitive ne peut être avancée, puisque cet incident est l’illustration parfaite de l’état actuel de nos mers et océans.

Cette présence de plastique au sein des produits de consommation alimentaires est loin d’être un cas isolé : pas plus tard que le 23 mai, le chef de restaurant mexicain Ricardo Muñoz Zurita a découvert cinq bouchons de bouteille, deux morceaux de sac, un bout de peigne et plusieurs bouts de plastique dans un poisson qu’il était sur le point de préparer pour ses clients

Cette situation n’est ainsi qu’une illustration de l’état actuel de nos océans : en 2016, l’association WWF a estimé que la production de déchets plastiques avait attint les 396 millions de tonnes. De plus, la navigatrice Ellen McArthur, par la biais de sa fondation, a estimé qu’en 2025, nous pourrons assister à un ratio d’une tonne de déchets plastiques pour trois poissons, avant de passer à un ratio d’un pour un en 2050. De quoi inquiéter industriels, scientifiques et consommateurs, qui devront visiblement s’habituer à ces situations, à moins d’un changement d’ampleurs dans les mœurs internationales.

Ed.W