Naufrage du Grande América / Via aqui.fr

À la une 20 mai 2019

Deux mois après le naufrage du Grande América : Quel bilan ?

Le 12 mars dernier s'est répété un scénario catastrophe dont les autorités françaises se seraient bien passées : Le Grande América, navire transportant plusieurs tonnes d'hydrocarbures, a sombré aux large des côtes de La Rochelle.

La catastrophe écologique, a-t-elle eu lieu ?

Rappelons que les prévisions de marée noire étaient très sombres, la Grande América transportait près de 70 tonnes d’acide sulfurique, une centaine de tonnes d’acide chlorhydrique ainsi que 45 autres composés chimiques jugés dangereux. De quoi inquiéter, à raison, les associations écologistes locales. Pourtant, les opérations de nettoyage de grande envergure mises en place ont porté leurs fruits : le pire semble être évité.

En effet, selon les autorités locales, le risque de pollution aux hydrocarbure a été largement diminué grâce aux opérations de nettoyage mises en place. Le principal risque, à l’heure actuelle, se situe au niveau des galettes de fuel qui ne tarderont pas à atteindre les plages françaises et espagnoles, au risque de mettre en péril la vie de centaines d’animaux côtiers.

Des opérations de survol de ces galettes ont ainsi été mises en place, afin d’organiser les opérations de nettoyage en conséquence. La question des hydrocarbures toujours coincés au sein de l’épave continue de se poser, puisque les opérations sur place ont permis de localiser des puits de pollutions situés dans les calles du navire. Le but principal de ces opérations est ainsi de maintenir, autant que possible, la pollution au sein-même du navire, afin d’éviter sa propagation dans les eaux de l’océan, ce qui s’avérerait être absolument dévastateur pour la faune et la flore sous-marine.

En effet, ces polluants risqueraient de contaminer l’ensemble de la chaîne alimentaire sous-marine, des coraux aux grands mammifères, bouleversant le fragile équilibre de cette biodiversité, déjà fragilisée par les activités humaines.

 

 

Ed.W