Requins / Images libre de droits

Dossier 8 avril 2019

Des milliers de requins sont tués pour protéger les nageurs en Australie

Pour permettre de protéger les touristes sur les plages australiennes, près de 9000 requins auraient été tués depuis le lancement du programme gouvernemental de protection anti-requins.

Cette information a de quoi choquer, retour sur une pratique qui soulève bien des questions.

 

 

Un dispositif de protection des plages contre les squales

Face à la recrudescence d’attaques de requins qui se feraient plus importantes, le gouvernement a renforcé les dispositifs physiques anti-squales, un programme qui existe cependant depuis 1962, le « Shark Control Program ». Des centaines d’hameçons attachés à des bouées flottent ainsi autour des zones de baignade. Des appâts y sont fixés, qui attirent les requins. En outre, des filets anti-requins sont étirés à proximité des plages, pour protéger baigneurs et surfeurs.

Des outils fortement contestés

Ces méthodes de protection font aujourd’hui l’objet d’une forte polémique. En effet, 9000 requins auraient été tués par ces outils de protection, parfois dans des souffrances terribles. Certains squales agonisent ainsi pendant plusieurs jours, la gueule trouée par un hameçon qui les retiennent. D’autres associations de protection de l’environnement parlent de chiffres à 4 zéros, actant une baisse en chute libre de la population de requins dans les eaux australiennes.
En outre, la méthode des filets anti-requins a d’autres conséquences environnementales, puisque de nombreuses baleines se prennent dans les filets et en meurent. C’est également le cas des raies.

 

La question de cet important dispositif de protection est donc très actuelle. Les associations environnementales avancent le fait que le nombre de personnes qui meurent des requins est très faible (ce serait 4 personnes en 2018, et 47 personnes en 50 ans). Mais à cette statistique vient s’opposer le fait que les attaques sont plus récurrentes et les requins plus agressifs dans les dernières années, principalement à cause de la montée en popularité des sports nautiques et du rapprochement des plages de certaines espèces de poissons.

Implémenter des techniques non létales

Pour les associations de défense de requins, comme le Fonds de Conservation des Requins, l’alternative est bien de mettre en places des dispositifs qui ne tuent pas les requins. Par exemple, le gouvernement australien a expérimenté les drones anti-requins, qui repèrent à 90% les requins et permettent de sécuriser les plages à temps.
Un beau défi pour les ingénieurs qui veulent développer de nouvelles techniques !

Ed.W