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Environnement 3 juillet 2019

S.O.S d’un océan en détresse : que deviennent nos bouteilles jetées en mer ?

Rendu célèbre par les œuvres littéraires, jeter une bouteille en verre à la mer avec un message à l’intérieur restait parfois le dernier espoir des naufragés et le romantique acte de désespoir des amoureux que l’on aurait séparé.
Portée au gré des courants, la bouteille naviguait en eaux troubles et finissait par être rejetée sur une rive après une période incertaine d’errance en mer.

Aujourd’hui, les naufragés ont la wifi, les amoureux ont Instagram et les bouteilles ne sont plus un romantique symbole d’espoir, mais un accès direct vers une pollution en masse des océans.

Jeter quoi que ce soir à la mer, revient à polluer

« L’idée qu’un message glissé dans une bouteille parcoure des milliers de kilomètres, bercé par les vagues, pour atteindre un destinataire à l’autre bout du monde est certes romantique, mais aussi dépassée », explique Tony Walker, professeur adjoint à l’École pour les ressources et l’étude du milieu, à l’Université Dalhousie d’Halifax en Nouvelle-Écosse.

Pour M. Walker, « lancer en toute connaissance de cause quelque chose dans la nature, alors que l’on connaît aujourd’hui quelles en sont les conséquences, est presque irresponsable et est un geste qui pollue l’environnement ». Qu’il s’agisse de plastiques, d’objets ou de bouteilles en verres, polluer la nature est les océans revient à mettre en risque la faune marine.

Un matériau cependant recyclable

Le verre est composé de sable, carbonate de soude, et calcaire et son recyclage profite d’un système de boucle fermée, ou de recyclage circulaire, ce qui permet de recycler et de produire sans réutiliser de matière vierge.

Le verre est donc recyclable à 100 % et à l’infini. Cependant il faut encore pouvoir le recycler. Malgré tout le verre, au contact des rayons UV s’abime et devient un polluant, il prend des années avant d’être broyé et de se mêler au sable des plages. Les débris tranchants sont très dangereux pour la faune océanique.

Le gros point faible de ces contenants est qu’ils mettent 1 000 à 2 000 ans pour se dégrader une fois déversés dans l’environnement.

Ed.W