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Lifestyle 23 mai 2019

Le plastique, et si on gagnait à le recycler ?

Depuis la découverte accidentelle par H.V.Regnault de la réaction de polymérisation du chlorure de vinyle, puis du polymère artificiel en 1862, la parkésine par l’anglais Alexander Parkes, présentée à l’exposition universelle de Londres, rien n’a pu arrêter le développement mondial de ce que l’on appelle communément le plastique. Nous en sommes à un tel point que ce produit idéal est devenu la pire invention qui engage la survie de notre planète. La prise de conscience et le recyclage en sont aux balbutiements. Plusieurs pistes pourraient inciter à emprunter de nouvelles voies de retraitement. Faisons un état des lieux de nos océans, un rappel à l’urgence et voyons le coût du problème et des solutions.

Le plastique dans les océans

Les larmes de sirène, voilà le nom des microbilles qui envahissent les fonds des mers et des océans. Tout l’écosystème est touché, et pleurer ou s’apitoyer n’est plus suffisant. Le constat est sans appel. 206 kilos de déchets déversés chaque seconde dans les océans soit 6,5 milliards de kilos. Cette pollution à grande échelle tue 100 000 mammifères marins chaque année et un nombre incalculable de poissons ou d’oiseaux. Les fonds marins sont asphyxiés par ces couches d’ordures industrielles et autres.

Coût du plastique de la création au recyclage

Le gouvernement a fixé un cap: « 100 % d’emballages recyclés en 2025. » Et comme le rappelle l’écrivain Yann Queffélec, l’homme est capable du pire comme du meilleur.
La hausse du prix du pétrole est un bienfait pour le recyclage du plastique. On peut dire qu’environ1 kg d’acide polyactique végétal coûte 2 € contre 1,2 € pour 1 kg de polyéthylène chimique. On va se diriger vers des bio-polyesters à base d’huile végétale.
En plus des États qui obligent les transformations, nombre d’entreprises s’y mettent, tant par convictions que par souci de leur image. Le consommateur accepte aussi de payer plus et de changer ses habitudes.

Changer le regard sur le plastique

Le plastique est vu comme jetable. Et si on en faisait une matière rentable ? Prenons l’exemple de l’entreprise PlasticBank, qui paye des personnes défavorisées pour recycler du plastique. Les déchets plastiques ramassés sont transformés en monnaie. Ainsi la valeur du plastique est remontée. Les gens en prennent soin. Après le Pérou, une cinquantaine de pays a créé des lieux de collectes où le plastique est échangé contre des ressources telles que des prêts étudiants, des outils et des produits ménagers. Les citoyens ne sont pas en reste et grâce aux réseaux sociaux, des personnes se mobilisent pour nettoyer les plages, les digues, les forêts, ramasser les mégots. Les modes de consommation changent et obligent petit à petit les industriels à une reconversion. La prise de conscience est réelle et l’effet colibri se propage. Chacun fait sa part.

Plusieurs projets sur le cas du plastique

On sait tous l’impact que le plastique a sur l’environnement et les océans. Depuis plusieurs années, des projets se mettent en place pour pallier à ce soucis.

 

 

 

 

Ed.W