Pesticides dans les champs / Image libre de droits

À la une 20 mars 2019

La semaine des pesticides s’organise dans toute la France du 20 au 30 mars

Alors que les marches pour le climat s’organisent dans toute l’Europe portées par la jeune génération, des mouvements de fond proposent des changements concrets de pratique.

Du 20 au 30 mars 2019, la France va à nouveau vibrer au rythme de la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides ! La semaine SPAP va être ainsi l’occasion de plusieurs centaines d’événements dans tout le territoire hexagonal, et même à l’étranger.

Une semaine créée depuis 13 ans qui gagne en notoriété

Lancée en 2006 par l’association Générations Futures, la semaine avait pour principal objectif de sensibiliser le grand public aux dangers des pesticides. Une série d’événements locaux sont ainsi mis en place. L’association affiche cependant son ambition de peser au niveau mondial sur la lutte contre les pesticides, et s’est associée avec des réseaux partenaires pour faire rayonner l’initiative. Les réseaux HEAL (Health and environment alliance) et PAN Europe (Pesticide action network) aident dès lors l’ONG à implanter la semaine des pesticides en Europe et à l’étranger (Belgique, Autriche, Italie, mais aussi Canada, Argentine, Togo, Mali etc.).
De nombreux financeurs se sont associés à Générations Futures, dont des structures publiques comme l’Agence française de Développement (AFD), ou privées comme Biocoop ou Ecodoo.

 

Tulipes / Image libre de droits

 

Une semaine pour peser sur la transition écologique

Si ce format d’action pour lutter les pesticides rencontre tant de succès, c’est qu’il permet une rencontre et une fédération des différents acteurs de la transition écologique et agricole, tout en touchant un public large. Conférences, ateliers, promenades, films : toute la palette imaginable des actions imaginables de sensibilisation est invoquée. Souvent en concert avec les collectivités locales, l’association Générations Futures ne fait ainsi que coordonner les initiatives des associations nationales (Fermes d’avenir, Amis de la Terre, Greenpeace etc.) comme locales.
Ainsi, l’agglomération de Lorient voit s’organiser pas moins d’une cinquantaine d’événements (comme des distributions de graines, des expositions, des ateliers participatifs ou des ciné-débats). Les collectivités locales s’en sont emparées à bras le corps (notamment les communautés de communes du Roi Morvan, de Quimperlé, et de Kreizh Breizh).

D’autres événements comme la journée Ecocert, dans un collège-lycée de l’Isle Jourdain, le 21 mars, verra l’association préparer avec les élèves un repas 100% bio, vecteur de la sensibilisation qui s’ensuivra.
Cette montée en puissance du mouvement peut être reliée avec les lois récentes sur les produits phytosanitaires. Ainsi, dans les jardineries, les produits phytosanitaires sont interdits à la vente depuis le 1er 2019. Mais interdire les pesticides ne peut être viable si on ne propose pas les alternatives : c’est ce à quoi s’attache cette semaine. A découvrir sans ambages.

Ed.W