Les odeurs reproduisant celle du poisson, de coquillages ou de crustacés sont élaborées par l'Université / Photo Cité de la Mer Cherbourg

Insolite 11 décembre 2018

La Cité de la Mer ourdit son parcours olfactif avec une maison de parfums

La Cité de la Mer ouvrira en juin 2019 avec, notamment, des diffuseurs d'odeurs marines élaborées par les étudiants et la Maison de Parfums Berry

Algue, iode, poisson, crustacé et coquillage. Ces odeurs titilleront les voies olfactives des visiteurs de la Cité de la Mer de Cherbourg lors de la prochaine saison. Les étudiants en master 2 « Arômes, parfums et cosmétique » de l’Université du Havre planchent sur l’élaboration des formules. Guidés dans leurs travaux par des enseignants chercheurs de l’université, ils fourniront ensuite leurs formules à la Maison de Parfums Berry.

Un doux parfum de lieu-jaune

La Cité de la Mer proposera une nouvelle expérience à ses visiteurs. Ce parcours olfactif aura pour but de sensibiliser ceux qui ne vivent pas en bord de mer et n’ont pas l’occasion de s’imprégner de ses odeurs. D’ailleurs, parmi les étudiants chargés d’élaborer les fragrance, certains ne vivent pas près de la Manche.

Après une première phase de travail, les jeunes créateurs ont décidé de préciser leur choix quant aux espèces dont ils devront reproduire les effluves. Leur mission, puisqu’ils l’ont acceptée, sera de restituer l’odeur du lieu-jaune, le fumet de la moussette (coquillage) et l’exhalaison de l’huître dIsigny-sur-Mer.

La technique du parfumeur

Ensuite, après l’étape de l’élaboration, viendra celle de la fabrication. La Cité de la Mer s’est adressée pour cela à un professionnel régional de ce domaine. La Maison de Parfums Berry puise son inspiration dans son environnement normand. Elle joue là le jeu du réalisme davantage que celui de l’élégance qui la caractérise. Sur ce projet, elle travaille main dans la main avec l’Union de recherche en chimie organique et macromoléculaire créé au sein de l’université du Havre en 1999.

Avec l’odeur, le goût

La Cité de la Mer affûte, cet hiver, une autre corde à son arc pour la réouverture printanière d’une partie fermée cet hiver. Elle ouvrira une nouvel espace dédié à l’océan du futur. « Nous devions moderniser et inventer une thématique plus moderne » indique-t-on à Cherbourg. Cet  atelier de parfum en est un des dispositifs. En outre, juste avant l’armoire olfactive, le visiteur sera invité à élaborer son menu marin. Il devra composer une  entrée et un plat avec des produits de saison et qui se marient bien. Pour cela, des chefs normands sont en train de mitonner des plats qu’ils feront bientôt découvrir.

Gaëlle Richard