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A Biarritz, le G7 se réunit sous les critiques des écologiste // Photo via Pixabay

Économie 28 août 2019

G7 à Biarritz : les écologistes parlent d’un océan agonisant

Largement couverte par les médias du monde entier, la réunion tant attendue du G7 a eu lieu du 24 au 26 août, à Biarritz, au Pays Basque.

Le thème de cet événement fut placé sous la coupe de la lutte contre les inégalités et pour la préservation de l’environnement, ce qui a incité plusieurs associations écologistes à faire remonter leurs revendications aux plus hautes strates de la sphère politique.

L’océan se meurt sous les yeux des politiques

C’est ainsi que deux associations de préservation de l’environnement, France Nature Environnement et la Sepanso, se sont manifestées au travers d’un communiqué de presse commun, afin d’alerter les pouvoir politiques du G7 sur la détérioration de l’Atlantique Nord, et particulièrement du Golfe de Gascogne, par les détergents pétrochimiques.

En effet, une vaste partie de l’Océan, grande de 223.000 km2 et s’étendant de la Bretagne au Nord de l’Espagne, est actuellement assaillie par un mélange de produits chimiques, d’engrais et de pesticides. Peu à peu, ces polluants décapent les végétaux marins, mettant gravement en danger la survie de l’ensemble des écosystèmes vivant dans ce périmètre. Autrement dit, une véritable catastrophe environnementale, qui se joue à quelques kilomètres des côtes de Biarritz, et de la réunion du G7.

Plus inquiétant encore : l’association Sepanso a réalisé des prélèvements de mousse aux abords des côtes Atlantiques longeant le Pays Basque. Les résultats confirment la présence indéniable d’une pollution aux pétrochimiques, bien que l’analyse des eaux réalisée sur les plages ne prenne pas en compte cette donnée, lorsque vient le moment d’annoncer la qualité des eaux de baignade du littoral.

Ainsi, les plages largement fréquentées par les touristes, pourraient bien être polluées par ces résidus chimiques, sans que cela ne soit communiqué publiquement. Il existe donc un risque de contamination des baigneurs par ces eaux polluées. Cette pollution chimique, bien qu’agressive, est totalement invisible. Difficile alors de savoir quels lieux sont contaminés, et sur quelle superficie. Difficile également d’interdire l’ensemble des plages Basques aux touristes, surtout en plein mois d’août.

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Biarritz et la côte basque est très fréquentée par les touristes en ces mois d’été // Photo via Pixabay

Les associations écologistes à l’origine de ce communiqué de presse dressent ainsi un état des lieux alarmant aux représentants politiques du G7, les exhortant de prendre les mesures nécessaires au nettoyage du site. Plus encore, les deux associations demandent le retrait immédiat des détergents pétrochimiques du marché, à l’instar des décisions prises contre la commercialisation en Europe des plastiques à usages uniques. Cette mesure permettrait ainsi d’éviter la démultiplication de zones d’océans dites « mortes », ou la prolifération de poissons, mammifères et végétaux cesse brusquement.

ED.W