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Pêche 25 octobre 2021

Pourquoi la pêche intensive nuit-elle à la planète ?

Une population d’espèces marines qui depuis 1992 ne s’est pas reconstituée, de nombreuses espèces de poissons comme le thon rouge ou l’espadon qui sont en voie de disparition… sont quelques-unes des conséquences de la pêche intensive.

La pêche intensive ou surpêche : c’est quoi ?

C’est une pêche qui dépasse en quantité, ce qui pourrait l’être sur base des réserves de poissons disponibles. On constate au niveau de la planète, une surexploitation des stocks de poissons qui peuvent être consommés. Le raisonnement trop de bateaux et pas assez de poissons explique en partie le problème. D’autres facteurs comme des technologies de plus en plus avancées sur les chalutiers, jouent un rôle déterminant. Des navires de plus en plus grands, des filets plus perfectionnés, des sonars hyper développés risquent à court et moyen terme de vider les océans. Un paradoxe souligné par Ifremer est que « moins il y a de poissons, plus on invente des moyens pour les pêcher ».

La pêche intensive n’est pas pour autant illégale. Si la pêche industrielle s’est déplacée des pays riches vers les pays en voie de développement, elle continue à être pratiquée. Elle met en danger les économies locales. On sait en effet que ce sont les pays les plus pauvres (Afrique de l’Ouest notamment) qui vont être le plus touchés.

La pêche pirate est une des formes de la pêche intensive. Il s’agit de techniques interdites, d’espèces protégées dont le prélèvement est prohibé ou encore de pêches dans des zones ou périodes non autorisées.

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En Antarctique, la pêche pirate est bien présente.

Les dangers de la pêche intensive

Elle menace directement l’avenir de la pêche elle-même qui risque de ne plus être rentable. En effet, les poissons sont pêchés de plus en plus petits et n’ont pas l’occasion de se reproduire assez vite.

Un autre danger pèse sur certaines créatures marines qui à cause de certaines techniques industrielles, risquent l’extinction. Le chalutage de fond en est un exemple, les filets traînant sur les fonds, entraînent et endommagent gravement les coraux et éponges qui s’y développent. La palangre est une autre méthode qui consiste à lancer une ligne avec des milliers de hameçons, provoquant ainsi la mort de tortues et oiseaux marins. Ces deux méthodes sont désormais prohibées par l’UE.

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Certains poissons sont sur la liste rouge. Il s’agit du thon, du cabillaud, de l’espadon, du requin, de l’anguille d’Europe, de l’anchois et du haddock entre autres. Pour citer le cas de la morue de Terre-Neuve, le constat est dramatique. En effet, malgré l’interdiction de la pêche pour ce poisson depuis 1992, la population ne s’est pas reconstituée et a quasiment disparu de l’écosystème.

Quelles mesures ?

Si rien n’est fait, on risque de se retrouver avec des océans vides. Le problème est naturellement la biodiversité en danger mais également, les conséquences socio-économiques dans la mesure où un pourcentage très important de la population mondiale, vit de cette activité. Les poissons et crustacés en constituent l’apport protéique.

Au niveau des gouvernements, les conventions internationales concernant la pêche devraient être revues pour pouvoir reconstituer les réserves marines. Les pratiques devront être tournées vers le durable. Lutter plus efficacement contre la pêche illégale par des contrôles accentués est indispensable.

De nombreuses ONG tentent de promouvoir les méthodes de pêche passive (filets fixes, casiers…).

Les consommateurs ont aussi un rôle à jouer. Repenser sa consommation en préférant des espèces de poissons qui ne sont pas menacés et appliquer le principe de modération.

Le réchauffement climatique risque encore d’aggraver la situation dans les zones tropicales augmentant ainsi l’inégalité entre pays du nord et du sud.

Quelques chiffres

Actuellement, la quantité de poissons pêchés tourne autour des 100 millions de tonnes par an c’est-à-dire 4 fois plus qu’en 1950 selon le FAO.

1% des bateaux effectuent 50 % des captures de poissons.

Seaspiracy, un documentaire choc sur la surpêche

Seaspiracy est un documentaire centré sur l’impact négatif de la pêche commerciale dans sa globalité, en allant de la chasse commerciale à la baleine aux microplastiques, en passant par les élevages en fermes piscicoles et la surpêche.

On vous conseille fortement de visionner ce docu disponible sur Netflix.

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